Lorsqu’un litige survient sur un chantier, l’expertise technique devient souvent une pièce centrale du dossier. Il est donc essentiel de s’assurer que l’intervention soit réalisée par un expert reconnu, compétent et méthodique. À défaut, vous risquez de perdre du temps, de l’argent… et parfois d’être contraint de faire recommencer l’expertise par un expert judiciaire, seul à même de produire un document conforme aux exigences d’une procédure et aux attendus techniques et contradictoires.
C’est précisément ce qui est arrivé à l’un de nos clients à Vaison-la-Romaine, qui avait fait appel à un « groupe d’experts » en bâtiment. Un rapport lui a été remis, mais celui-ci était insuffisamment argumenté, peu étayé, et n’a finalement pas pu être utilisé efficacement dans le litige qui l’opposait à son entreprise.
Résultat : le client s’est retrouvé avec un document peu exploitable, sans véritable valeur technique ou contradictoire, et a dû repartir sur une démarche plus rigoureuse.
Un expert ne peut pas se contenter d’affirmer :
« Les travaux ne sont pas conformes »
ou
« La prestation est mal réalisée ».
Pour qu’un rapport tienne face à une entreprise, une assurance ou un avocat, il doit :
décrire précisément les constats (où, quoi, comment, dans quelles conditions),
expliquer pourquoi c’est non conforme,
et surtout étayer ses conclusions en s’appuyant sur des références techniques et réglementaires telles que :
DTU (Documents Techniques Unifiés),
avis techniques,
prescriptions fabricants,
règles de l’art et normes applicables,
documents contractuels (devis, CCTP, plans, notices…).
Sans ces fondements, la partie adverse peut facilement contester l’analyse en soulignant que le rapport repose sur un jugement non démontré, et non sur des éléments objectifs. Le document risque alors d’être écarté, minimisé ou rendu inutile dans une démarche contradictoire.
Un rapport mal construit ou insuffisamment argumenté peut :
fragiliser votre position face à la partie adverse,
compromettre une négociation ou une indemnisation,
obliger à refaire une expertise (donc double coût),
et surtout prolonger les délais, avec des conséquences financières et matérielles importantes.
En clair, il ne suffit pas de « se prétendre expert ». Une expertise doit être structurée, contradictoire, argumentée, et s’appuyer sur des bases techniques incontestables.